Portrait

Quelques dates

Localized corrosion 12/11/11 Perpignan, 15/11/11 Toulouse, 17/11/11 Paris - Ensemble Nikel

Plein-jeu, 28/9/11 Copenhague, 28/10/11 Mexique, 16/5/12 Marseille, juin Paris - Pascal Contet, accordéon

Espèces d'espaces création Oullins 14 et 15/3/12, reprise le 18/5/12 Marseille - ensemble 2e2m - Élise Chauvin - Pierre Roullier, direction

Tour à tour III création 26/3/12 Monaco - Orch.Phil. de Monaco - Jean Deroyer, direction

Phasis nouvelle version, 15/3/12 Philadelphie - Carol Macgonell, clarinette - Argento chamber ensemble - Michel Galante, direction

Phonus 31/1/12 Nimes, 2/2/12 Paris - Marion Ralincourt, flûte - Orchestre Les Siècles - François-Xavier Roth, direction


 


 puce Esquisse d'un portrait

 

« Vous apprêteriez-vous à le classer spectral que vous feriez fausse route. À une pensée qui contredisait certains ressorts de sa nature profonde, au déploiement quelque peu statique des spectres harmoniques, Philippe Hurel injecta les facteurs structurants d'une polyphonie d'origine sérielle, puis dynamita le tout avec ces pulsions rythmiques venues du jazz qu'il pratiqua dans ses jeunes années. Prompt à recueillir les retombées consécutives à la déflagration, il recomposa la matière selon une dynamique qui n'appartient qu'à lui, s'écartant des sentiers balisés et renouvelant sa manière au gré de cohérences sans cesse réinventées.

Il vous dira aimer les systèmes : observez plutôt la voix chaleureusement exubérante, le vocabulaire déjanté, le pétillement du regard qui l'animent tandis qu'il jongle avec les théories, et vous en apprendrez beaucoup plus sur l'effervescence dont chaque projet compositionnel tire sa sève.

Il se fera le chantre de l'objectivité en art : apprenez à le connaître, et vous découvrirez le versant d'intime humanité, d'émerveillement poétique, de générosité enthousiaste tempérant l'angoissant vertige face à l'infini des possibles (voilà qui inclinerait plutôt à parler de la subjectivité considérée comme cette part inaliénable dont une musique tire son essence indéfectiblement personnelle, mais ne le lui dites surtout pas !). La gouaille est le masque élégant que se donne ce grand lecteur de Goethe.

Chez lui, le goût du système est un rêve stimulant la veine exploratoire, non une dogmatique desséchante.

Les systèmes, les calculs par ordinateur, l'objectivité ne sont que les garde-fous par lesquels il tente de canaliser - précisément - ce grain de folie insufflant la vie de l'imprévisible aux combinaisons les plus savamment configurées.

C’est pourquoi sa musique nous parle... »

 

                                                                                                                                  Sylviane Falcinelli

 

 


© 2007-2010 - Philippe Hurel et Gilles Pouëssel